Auditionné le 7 mars par les députés de la commission du développement durable, le ministre de l'Agriculture a été questionné plusieurs fois sur la crise du bio. Il a rappelé les trois modes d'action évoqués discrètement au Salon de l'agriculture: un fonds d'urgence de 10 millions d'euros, à propos duquel il a évoqué «le porc et le lait bio» comme les filières «où il y a des risques de déconversion» et «qui sont le plus en risque» ; une relance de la commande publique pour atteindre les objectifs Egalim dans les cantines - dont les moyens n'ont pas encore été précisés ; et enfin un travail sur l'image du bio, que le ministre souhaite apparemment recentrer autour du «localisme», sans en préciser les moyens : «Il faut que l’on arrive à recentrer le bio sur son segment de marché, le phyto mais aussi le local». A ce chapitre, le ministre de l'Agriculture a, plusieurs fois, évoqué le rôle des enseignes de grande distribution dans le maintien du marché bio: «Les grandes surfaces, qui ont largement profité du bio quand c’était la croissance à 10%, font un choix politique quand elles les retirent, elles doivent être appelées à la responsabilité.» Entre l’été 2021 et l’été 2022, le nombre moyen de références bio (PGC-FLS) aurait baissé de 5 % selon Nielsen (voir notre enquête).
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