Abonné

Eau : état qualitatif et quantitatif dégradé en Loire-Bretagne, alerte l'Agence de l'eau

- - 2 min

L’Agence de l’eau Loire-Bretagne a présenté, le 10 décembre, un nouvel état des lieux de la qualité des eaux qu’elle juge « insatisfaisant » à l’échelle de son bassin, loin de l’objectif de 61 % des masses d’eau en bon état « espéré mais inatteignable » pour 2027. Premier constat : seuls 21,4 % des cours d’eau sont en bon ou très bon état écologique, contre 23,7 % en 2017. « Les résultats ne sont pas bons », admet Loïc Obled, directeur de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Plusieurs autres signaux témoignent d’une dégradation de la ressource. L’état chimique des plans d’eau s’est nettement détérioré : 45 % sont aujourd’hui en bon état contre 85 % en 2019. Les eaux souterraines sont également touchées, avec 57 % des masses d’eau en bon état chimique contre 64 % six ans plus tôt, sous l’effet des nitrates et des pesticides. Sur le plan quantitatif, la part des masses d’eau en bon état recule également, passant de 88 % en 2019 à 73 % aujourd’hui. Le rapport souligne, par ailleurs, l’effet croissant du changement climatique, marqué notamment par une baisse de la recharge des nappes et des étiages plus sévères. Selon l’Agence de l’eau, ces évolutions accentuent la vulnérabilité des écosystèmes et appellent à une adaptation des politiques de l’eau. Cinq priorités sont identifiées pour progresser vers un bon état des eaux d’ici 2033, dont le renforcement de la lutte contre les pollution diffuse et l’adaptation des prélèvements pour garantir un partage équilibré de la ressource.