Le monde est entré dans une ère de « faillite mondiale de l’eau », après des décennies de surexploitation, de pollution et de pressions climatiques, alerte un rapport de l’Université des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé, publié le 20 janvier. Selon les auteurs, les notions de « stress hydrique » et de « crise de l’eau » ne suffisent plus à décrire les nouvelles réalités mondiales. Ces termes ont été « formulés comme des alertes concernant un avenir encore évitable », mais depuis le monde est entré dans une « nouvelle phase » et de nombreux systèmes hydriques ont été irrémédiablement dégradés, nécessitant une nouvelle classification. Pour décrire la nouvelle situation, le rapport propose plutôt le terme de « faillite hydrique », situation dans laquelle la consommation d’eau à long terme excède le renouvellement des ressources et endommage la nature si gravement que les niveaux antérieurs ne peuvent être raisonnablement rétablis. Ce phénomène se traduit par le rétrécissement des grands lacs, l’assèchement saisonnier de fleuves et la disparition massive de zones humides. Autre signe de cette pénurie hydrique : environ 70 % des principales nappes phréatiques connaissent un déclin à long terme. Les conséquences sont visibles sur tous les continents habités, même si tous les pays ne sont pas, individuellement, en situation de pénurie d’eau, a expliqué à l’AFP Kaveh Madani, scientifique environnemental et auteur du rapport.
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