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Ecophyto : les ONG dénoncent un «subterfuge» du gouvernement pour contourner l’objectif

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Peu après l’annonce de l’adoption du HRI 1 comme indicateur de suivi d’Ecophyto par Gabriel Attal, le 21 févier, Générations futures a vivement dénonçé un «coup de force» du gouvernement, dans un communiqué. L’ONG qualifie de «bidon» la consultation électronique des parties prenantes ayant eu lieu la semaine dernière. Une semaine auparavant, le 1er février, le Premier ministre avait déjà annoncé la couleur en déclarant la mise en place d’un «nouvel indicateur» pour remplacer le Nodu. Depuis, Générations futures s’évertue à expliquer que ce changement ne permettra pas de continuer à mesurer la dépendance de l’agriculture aux pesticides, car le Nodu (indicateur d’usage historique qui pondère les quantités par les doses) était prévu à cet effet, contrairement au HRI1, qui est un indicateur de quantités vendues pondérées par la dangerosité des pesticides, et mesure davantage «l'impact» sur la santé et l'environnement. Début février, Marc Fesneau avait d'ailleurs assuré vouloir mettre la «priorité» sur la mesure de «l'impact». «Le Premier Ministre ne dit donc pas la vérité, quand il dit que l’objectif de réduction de l’usage de 50% des pesticides n’est pas remis en cause… pour la simple raison que le nouvel indicateur ne mesurera pas l’usage des pesticides», affirme l’ONG. Même constat du côté du WWF, qui affirme sur le réseau X que le changement d’indicateur «n’est qu’un subterfuge» de «façade» pour ne pas renoncer à l’objectif de réduire de moitié l’usage des pesticides à horizon 2030.