Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE sont finalement parvenus à un accord, lors du Conseil européen du 14 décembre, sur l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie. L’unanimité des États membres étant requise sur ces sujets, cette décision a été rendue possible par la sortie de la salle au moment du vote du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui exprime de fortes réticences sur l’adhésion de l’Ukraine depuis plusieurs semaines. Le Conseil de l’UE est à présent invité à adopter un cadre de négociation pour ces deux pays «une fois que les mesures pertinentes visées dans les recommandations respectives de la Commission du 8 novembre 2023 auront été prises». Toutefois, le chemin vers l’adhésion promet d'être long, les pays candidats devant satisfaire aux exigences de l’acquis communautaire. Certains pays, comme la Turquie (ouverture en 2005), patientent depuis plusieurs années. Par ailleurs, des interrogations, voire des préoccupations, ont d’ores et déjà été exprimées par les ministres de l’UE, les eurodéputés ou les représentants professionnels sur la compatibilité du modèle agricole ukrainien avec la politique européenne en la matière.
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