Dans un communiqué du 7 avril, la FNSEA et plusieurs associations spécialisées animales* appellent le Parlement et le Conseil européens à «s'opposer» à la révision de la directive IED sur les émissions industrielles présentée par Bruxelles le 5 avril. Ce projet vise à appliquer aux élevages de plus de 150 UGB (unités gros bovins) cette réglementation visant à réduire les émissions de méthane et d'ammoniac. Entreraient dans le champ d'application, selon la FNSEA, «un élevage bovin français de 100 vaches sur 120 hectares», une exploitation de «500 porcs», ou encore une ferme comportant «deux poulaillers de 1200 m2 où travaillent l’éleveur et un salarié». Cette intégration dans la directive IED «aura pour conséquence d’imposer toujours plus de normes, de charges et de contraintes bureaucratiques aux éleveurs», dénonce le syndicat, quelques jours après la FNB, estimant que «la Commission pousse, de fait, à accroître la taille des élevages et met en danger les élevages les plus petits.» Le projet de Bruxelles «ne tient pas compte de la réalité de nos élevages», lance de son côté le ministre français de l'Agriculture, Julien Denormandie, dans un tweet du 5 avril. Et de conclure: «C’est un non-sens. Nous nous battrons au niveau du Conseil pour remettre de la raison dans ce texte.»
* FNP (porcs), FNPL (bovins lait), CFA (volailles), FNB (bovins viande)
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