D’après les calculs du WWF France, le jour du dépassement, date à laquelle notre consommation excède les ressources des écosystèmes, tombe ce 28 juillet. Or, l’agriculture aurait un rôle important dans cet épuisement, alors que 55% des capacités de régénération de la planète seraient utilisées pour nourrir l’humanité. Selon l’ONG, l’empreinte alimentaire serait majoritairement expliquée par l’emprise des cultures sur les sols (47%) et par les émissions de gaz à effet de serre (28%). Pour réduire ce poids, le WWF France propose trois leviers: la conservation des espaces naturels en limitant la déforestation, le recours à l’agroécologie, et un changement de consommation avec moins de produits animaux et plus de protéines végétales», résume Pierre Cannet. Le WWF France rappelle les leviers d’action au niveau européen: le règlement sur la déforestation importée (vote en plénière en septembre), la législation sur les systèmes alimentaires durables (présentée en 2023), ainsi que la révision de la directive sur les pesticides (SUD) et la législation attendue sur les sols. Comme le reconnaît le WWF, l’empreinte écologique n’est cependant pas encore considérée comme un indicateur politique. «Ce qui a beaucoup construit les décisions ces dernières années, ce sont les émissions territoriales», analyse Pierre Cannet.
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