Les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, très dépendantes des importations russes, voient d'un oeil inquiet une ruée sur les achats de denrées alimentaires dont les prix grimpent depuis l'annonce de restrictions par la Russie sur ses exportations de sucre et de céréales. Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a averti le 16 mars dans un discours à la nation que les prix alimentaires risquaient d'atteindre des «records absolus» en raison des événements en Ukraine et insisté sur l'importance de la campagne de semis de printemps pour assurer la sécurité alimentaire du pays. A Bichkek, la capitale du Kirghizstan, les stocks de sucre des supermarchés sont en baisse et les sacs d'un kilo se vendent 50% plus cher qu'au début de la semaine dernière, a constaté mercredi un journaliste de l'AFP. Le ministre des Situations d'urgence Boobek Ajikeïev a souligné mardi que le pays disposait de réserves suffisantes de farine, de sucre et d'huile végétale, et que la spéculation serait «fermement combattue». A Tachkent et Douchanbé, les capitales de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan, les prix du sucre ont augmenté respectivement de 33% et 15% par rapport à début mars, selon les correspondants de l'AFP sur place. En revanche, à Achkhabad, capitale du Turkménistan, l'un des pays les plus autoritaires de la planète, les prix n'ont pas bougé.
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