Les bovins corses vont désormais être équipés de "Bolus", une puce électronique inviolable qui permettra de les identifier. La Corse «est la seule région» de France «où le Bolus sera obligatoire pour obtenir, dès octobre 2023, l'aide animale» de la Pac, précise Pierre Bessin, directeur de la Draaf de Corse. Cette identification individuelle de chaque animal, dont le coût (1,7 euro hors taxe par bête) et la mise en place sont pour le moment intégralement pris en charge par l'Etat, «conditionnera également d'ici 2024 ou 2025 l'attribution de l'indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN)», une autre aide agricole européenne. Et elle sera obligatoire pour amener ses bêtes à l'abattoir, a précisé à l'AFP Lia Bastianelli, cheffe du projet Bolus à la Draaf de Corse. Pour l'heure, seuls 8% des éleveurs concernés ont refusé. Fin octobre, la chambre d'agriculture de Haute-Corse et le syndicat agricole FDSEA 2B ont critiqué l'imposition du bolus, lors d'une conférence de presse, préférant un système alternatif, selon eux, plus fiable et «garant du bien-être animal». A elle seule, «la filière bovine capte 40% des aides publiques, et le nombre d'éleveurs a explosé, passant de 900 en 2015 à 1.200 aujourd'hui, avec une production qui pourtant ne cesse de décroître», avait souligné en mai 2021 Sabine Hofferer, la précédente Draaf de Corse, qui a travaillé à la mise en place de ces Bolus.
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