L'Assemblée nationale a approuvé le 19 juin un objectif de production d'énergie renouvelable pour 2030, dans le cadre de l'examen de la proposition de loi Gremillet sur le futur énergétique de la France, qui se poursuit jusqu'au lendemain. Avec un avis de sagesse du rapporteur et du gouvernement, les députés ont approuvé un amendement socialiste, puis l'article auquel il se rattachait, prévoyant que sur les 560 TWh d'électricité décarbonée qui devront être produits en 2030, « au moins 200 » devront être « issus de sources renouvelables ». Le texte, qui fixe comme objectif de porter la part d'énergie décarbonée à 58 % au moins de la consommation finale brute d'énergie en 2030, ne précisait initialement pas la part laissée au renouvelable, au grand dam de la gauche, pour qui le risque était d'augmenter encore celle du nucléaire. La gauche a regretté que les amendements suivants visant à donner des objectifs chiffrés par filière (éolien, hydraulique, solaire, etc.) n'aient pas été retenus. Marc Ferracci, ministre de l'Industrie, a dit, lui, préférer ne pas inscrire d'objectifs chiffrés dans la loi, pour « garder la possibilité d'ajuster ces objectifs en fonction de l'évolution des techniques industrielles, (...) des consommations, (...) du marché ».
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