Fin décembre, le ministère de la Transition énergétique a transmis, pour consultation, deux articles programmatiques de l’avant-projet de loi relatif à la souveraineté énergétique au Conseil économique social et environnemental (Cese) et au Conseil national de la transition écologique (CNTE), rapporte une dépêche de l’AEF qui a relayé l’avant-projet en question. Très attendu, le projet fixe de nouveaux objectifs pour le plan «France 2030», alignés sur la réglementation européenne «Fit for 55», et inscrit «le choix durable du recours à l’énergie nucléaire» pour produire de l’électricité. En revanche, le gouvernement supprime les objectifs chiffrés de développement des énergies renouvelables présentes dans le code de l’énergie. Interrogée le 6 janvier par nos confrères de la Tribune Dimanche sur cette absence (article payant), la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, répond qu’elle souhaite «garantir» la sécurité d’approvisionnement au moment des pointes de consommation électrique, «ce qui suppose d'avoir un socle minimal d'énergies pilotables, en particulier nucléaire, hydraulique, biomasse, ou du stockage». Et d’ajouter que «ces sources d'énergie ne dépendent pas des conditions météorologiques, contrairement à l'éolien et au solaire».
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