Alors que les prix des engrais, liés à ceux du gaz, flambent dans le contexte de la guerre en Ukraine, «l’UE doit rapidement étendre et rationaliser son soutien aux investissements verts pour supprimer sa dépendance aux hydrocarbures russes», a déclaré Svein Tore Holsether, le d.g. de Yara, lors d’un point presse le 12 janvier. Avant de prévenir que «cette transition vers une décarbonation de la production d’engrais est cruciale pour faire face au soutien américain à l’hydrogène vert inscrit dans le cadre de la loi sur la réduction de l'inflation (IRA) (adoptée à l’été 2022, NDLR) qui équivaut à une subvention de 550-800 $/t d'ammoniac vert». À cette fin, le patron du leader mondial de la production d’engrais a expliqué qu’«il fallait encourager l’adoption de produits fabriqués avec de l'hydrogène renouvelable et à faible teneur en carbone, soutenir un écosystème opérationnel et compétitif et enfin établir un cadre réglementaire favorable pour donner de la visibilité aux investisseurs». Une visibilité qui passera, selon lui, par des mécanismes de financement de l’UE «plus prévisibles» (subventions basées sur des paramètres objectifs prédéfinis qui peuvent être calculées par le demandeur) et «plus clairs et transparents» (aides proportionnelles au volume de production ou primes fixes par kg d'hydrogène vert).
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