La Chine, premier producteur et exportateur mondial de phosphates, a réuni ses industriels le 11 décembre et les a exhortés à suspendre les exportations de cet engrais jusqu’en août 2026, afin de sécuriser l’offre intérieure et contenir les prix avant les semis de printemps. Ce type de mesure n’est pas inédit : depuis 2021, Pékin a déjà imposé des arrêts temporaires ou des restrictions d’exportation des phosphates ou de l’urée, provoquant des hausses des cours mondiaux des fertilisants. Le phosphate subit des variations de prix importantes depuis plusieurs années, avec un pic à plus de 1 000 $/t en avril 2022. L’année 2025 a été marquée par une nouvelle hausse de cette commodité, à des prix atteignant 795 $/t en août, selon la Banque mondiale, bien au-delà des 564 $/t de moyenne de l’année 2024. Les cours se sont ensuite assouplis au quatrième trimestre, à 708 $/t en novembre. Mais, alors qu’un tiers des exportations mondiales de phosphates proviennent de la Chine, cette décision pourrait entraîner une forte volatilité. Les coûts de production pourraient alors devenir prohibitifs pour les producteurs français, qui, depuis la crise du Covid-19, ont fait de nombreuses impasses sur les engrais de fond (phosphates et potasses). (Elena Blum)
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