L’Autriche va demander, lors de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE le 26 janvier à Bruxelles, la suspension immédiate du mécanisme d’ajustement aux frontières (MACF) pour les engrais. Dans un document préparé pour l’occasion, Vienne appelle aussi à une « compensation du désavantage concurrentiel de l’agriculture », à un renforcement de la transparence et du suivi du marché des engrais ainsi qu'à la suspension temporaire des droits de douane NPF (nation la plus favorisée) et des droits antidumping sur les engrais. Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, s’est déjà engagé à ce que la suspension temporairement du MACF en cas de circonstances imprévues puisse entrer en vigueur de manière rétroactive au 1er janvier 2026 si nécessaire. Il a également promis de lever temporairement les droits de la nation la plus favorisée (NPF) restants «sur l’ammoniac, l’urée et, le cas échéant, certains autres engrais». Ce sujet des engrais est déjà inscrit à l’ordre du jour du Conseil Agriculture du 26 janvier dans le cadre d’une discussion plus large sur les annonces faites, le 7 janvier, par la Commission européenne (sur budget de la Pac et la réciprocité notamment) afin de répondre aux difficultés que traverse le secteur agricole mais surtout pour convaincre les États membres de soutenir l’accord commercial avec le Mercosur.
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