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Engrais: les Mafor ont de faibles leviers de développement à l’horizon 2035 (étude)

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Les matières fertilisantes d’origine résiduaire (Mafor) ont «de faibles marges de manœuvre pour leur développement» à l’horizon 2035, a indiqué le 21 juin le Centre d’études et de prospective (ministère de l’Agriculture), listant des recommandations. «Il n’est pas possible de fixer des objectifs stratégiques d’augmentation de la part de fertilisants, issus de ressources renouvelables, dans une trajectoire caractérisée par la réduction du cheptel», selon une étude. Des recommandations sont toutefois formulées. Un premier volet consiste à réduire les pertes et augmenter la disponibilité des nutriments pour les plantes, via des actions complémentaires (sensibilisation des éleveurs, incitations économiques à travers des paiements pour services écosystémiques, soutien à la recherche, etc.). Un deuxième domaine touche aux politiques agricoles, avec des mesures pour l’élevage couplées à des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement (élevage à l’herbe, extensif, etc.), l’orientation de la consommation vers de la viande française, et la poursuite du développement des légumineuses. Le troisième vise l’amélioration de la production de déchets: généralisation du tri à la source des biodéchets, actions en faveur du recyclage des urines, etc. Enfin, le quatrième concerne le développement du compostage et de la méthanisation.