Dans une note publiée le 16 janvier, l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) se prononce en faveur du dispositif MACF (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières), le jugeant nécessaire pour préserver la souveraineté alimentaire française et réduire son empreinte carbone. Le think tank propose néanmoins le relèvement des soutiens publics destinés à inciter les agriculteurs à réduire leur usage d’intrants, tels que la rotation accrue des cultures et l’utilisation de légumineuses. L’I4CE pointe le désengagement partiel de l’État dans ces domaines, qui promettait pourtant, dans le cadre du soutien à la structuration de filières de protéines végétales, une aide de 100 M€, plus 65 M€ de crédits de paiement. « Seuls 14 M€ ont été effectivement dépensés en 2024, et aucun crédit n’y a été explicitement affecté pour 2025, ni pour 2026 dans la copie initiale du gouvernement », déplore l’I4CE. Il recommande que les 40 M€ récemment promis à la filière céréalière et oléoprotéagineuse soient réorientés vers le soutien au développement de systèmes de production à bas intrants. Enfin, l’institut préconise une aide publique immédiate à la « méthode Grandes cultures du Label bas carbone », menacée par « un manque de financements privés ».
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