Fin octobre, des milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées à Gabès, en Tunisie, pour exiger la fermeture d’un complexe chimique, rendu responsable de centaines de cas d’intoxication depuis début septembre. Des vidéos d’élèves pris en charge par des ambulances ou évacués dans les bras de proches après des malaises et suffocations avaient déjà poussé le 21 octobre des dizaines de milliers d’habitants dans les rues de Gabès (sud-est), une mobilisation inédite selon des militants. Fumées grisâtres ou noires, yeux et nez qui piquent et odeurs âcres, le complexe du GCT, inauguré en 1972 en bord de mer, est critiqué depuis des années par les riverains et par Stop Pollution. Le groupe étatique, qui fabrique des fertilisants à base de phosphates, rejette ses résidus solides (des phosphogypses contenant des métaux lourds) en pleine mer et sur la plage. Dans une série d’enquêtes parue le 20 octobre, le média Vakita indiquait que l'entreprise Phosphea (groupe Roullier) avait « des intérêts économiques » au sein du complexe industriel de Gabès. Elle achète de l’acide phosphorique au GCT et l’utilise pour fabriquer sur place des compléments alimentaires pour animaux.
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