Le norvégien Yara International, l’un des principaux fabricants d’engrais minéraux, a fait mieux que prévu au troisième trimestre en parvenant à accroître ses marges malgré l'envolée du prix du gaz naturel. Le groupe a ainsi dégagé un bénéfice net de 400 millions de dollars contre une perte de 143 millions il y a un an, un chiffre supérieur aux attentes des analystes. Très dépendant du gaz naturel, qui représente 90% des coûts de production des engrais azotés comme l'ammoniac et l'urée et dont le prix moyen a triplé en un an en Europe, Yara a considérablement réduit sa production et ses livraisons. Tous produits confondus, celles-ci sont tombées à moins de 8 millions de tonnes, contre près de 10 millions au troisième trimestre de 2021. Afin de compenser la baisse des volumes, le groupe a accru ses prix et ses marges. Toutefois, Yara reste préoccupé pour l'approvisionnement de nourriture et d'engrais de l'Europe et dans le monde, et réitère son appel «à une action urgente pour réduire la dépendance à la Russie» auprès de l’AFP. En dépit de critiques de Moscou, qui estime être entravé dans ses exportations agricoles à cause de sanctions, le blé russe s'impose sur le marché. Alors que démarrent les semis de blé dans une grande partie de l'Europe, l'inquiétude monte quant à la disponibilité mondiale en fertilisants, dont la Russie est un pourvoyeur important.
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