La vice-présidente de l’Assemblée nationale Naïma Moutchou (Horizons, Val-d’Oise) et la députée Cécile Untermaier (Socialiste, Saône-et-Loire) ont déposé, le 5 décembre, une proposition de loi visant à adapter la procédure des référés aux enjeux environnementaux. Composé de trois articles, le texte vise à «mieux intégrer» les enjeux environnementaux dans les procédures de référé administratif et à «faciliter» le recours à ces procédures, indique l’exposé des motifs. Il émane des propositions faites par les deux élues dans le cadre d’une mission flash sur le référé spécial environnemental, en mars 2021. L’article 1 assouplit les conditions du référé-suspension en élargissant la notion d’urgence au «caractère grave ou durable du dommage ou du risque de dommage», et en permettant la suspension «immédiate» d’une décision en cas de dommage ou risque «particulièrement grave ou irréversible à l’environnement». L’article 2 élargit le champ d’application du référé pénal spécial à la loi d’avenir sur l’agriculture (agroécologie) pour «mieux prévenir les dommages à l’environnement». Enfin, l’article 3 intègre la prévention des dommages «graves ou durables» dans le champ du référé-conservatoire.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Jeunes Agriculteurs : Jocelyn Dubost, agriculteur dans l'Isère, élu président
À l'occasion du congrès du syndicat à Bourg-en-Bresse (Ain), Jocelyn Dubost, cultivateur en Isère de 31 ans, a été élu, le…
La tomate d’industrie : une envie de reconstruire
Longtemps considérée comme condamnée face à la concurrence italienne, espagnole et chinoise, la filière française de la…
Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, « double peine » selon la FNSEA
Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue…