Le premier impact de la guerre en Ukraine sur l’industrie de l’éthanol «concerne le prix de l’énergie et plus particulièrement du gaz», a indiqué Jérôme Bignon, président du Syndicat national des producteurs d’alcool agricole (SNPAA), au cours de son assemblée générale le 22 mars. Pour cette activité, qui est liée principalement aux secteurs sucrier et amidonnier, les coûts de production se sont envolés, «avec un prix du gaz qui est multiplié par cinq aujourd’hui comparé à la même période de l’an passé». En outre, les productions européennes d’éthanol «sont en compétition avec des importations en provenance des USA où les prix du gaz, en raison d’une production locale de gaz de schiste, n’ont connu qu’une faible hausse et sont proches de 15 € / MWh contre 100 € / MWh dans l’UE». Le secteur ne sait pas encore s’il sera éligible aux aides du Plan de résilience pour les entreprises dont la facture de gaz et d’électricité représente au moins 3 % du chiffre d’affaires, pour autant qu’elles deviennent déficitaires en 2022. À terme, la filière devra substituer progressivement «l’énergie primaire gaz par de la biomasse» et valoriser le CO2 issu des procédés de fermentation vers les futures filières de «e-fuels», ces carburants renouvelables destinés aux avions, produits en combinant du CO2 et de l’hydrogène, a évoqué Jérôme Bignon.
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