La France avec le soutien de plusieurs autres Etats membres (Autriche, Bulgarie, Espagne, Finlande, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) a insisté le 26 janvier, lors de la réunion du Conseil de ministres de l’Agriculture à Bruxelles, auprès de la Commission européenne pour que celle-ci présente «dans les meilleurs délais» une proposition visant à étendre l’étiquetage de l’origine «à un maximum de denrées alimentaires» et «en précisant les pays d’origine lorsque cela n’entraine pas de complication trop importante». Dans un document préparé pour l’occasion ces pays rappellent que dans sa Vision sur l’agriculture et l’alimentation, la Commission s’est engagée à «proposer d’étendre l’étiquetage du pays d’origine conformément aux particularités sectorielles et aux règles du marché unique». Pourtant, déplore la ministre Annie Genevard, Bruxelles n’a «malheureusement proposé aucun calendrier de mise en œuvre». Si une majorité d’Etats membres semblent favorables à cette extension de l’étiquetage d’origine, beaucoup (Pologne, Lituanie, Luxembourg, Belgique…) estiment aussi que celui-ci devrait être limité à une mention « UE/hors UE ». Le commissaire européen à la sureté alimentaire en charge du dossier, Oliver Varhelyi, reste prudent. Il promet de «travailler pour élargir l’étiquetage à plus de produits et arriver à un compromis acceptable» tout en prévenant que «le système devra rester simple».
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