Alors que la guerre en Ukraine a exacerbé le niveau d’insécurité alimentaire à l’échelle du globe, la Commission européenne s’est engagée le 14 novembre, à la veille du sommet du G20 à Bali, à octroyer 210 M€ supplémentaires pour éviter la famine dans les pays les plus vulnérables. Les fonds seront répartis comme suit: 10 M€ pour les pays d’Afrique de l’Ouest et centrale (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et République centrafricaine), 25 M€ pour les pays d’Afrique de l’Est (Soudan, Sud-Soudan, Éthiopie), 55 M€ pour les pays du Moyen-Orient (Yémen, Syrie, Liban), 75 M€ pour l’Afghanistan; 30 M€ pour les pays d’Amérique du Sud (Venezuela, Colombie, Équateur, Pérou) et 5 M€ pour plusieurs pays d’Amérique centrale (Mexique, Guatemala, Costa-Rica…). Le même jour, la Banque européenne d’investissement a conclu avec le Fonds international de développement agricole des Nations unies un accord de prêt de l’ordre de 500 M€, visant à garantir la sécurité alimentaire et à réduire la pauvreté dans les zones rurales. Une première tranche de 150 M€ sera disponible immédiatement et les 350 M€ restants devraient être distribués au cours des deux prochaines années. Le prêt a une durée de vingt ans avec un délai de grâce de cinq ans. Entre 2020 et 2024, le soutien global de l’UE à la sécurité alimentaire mondiale se porte à 8 Mrd€.
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