Financés par un appel à projets de l'Ademe, des chercheurs d'UniLaSalle Beauvais et de Sorbonne université ont développé, en collaboration avec le groupe Avril, un nouvel amendement issu de la torréfaction (entre 200 et 300°C) de paille de colza, aujourd'hui laissée en champs. Le produit est appelé Biotorr en référence au biochar, qui est produit par pyrolyse (entre 300 et 700°C), explique le chercheur David Huben. D'après leurs premières études, le biotorr aurait un effet d'amendement à diffusion lente du phosphore et du potassium, mais il n'aurait pas d'effet significatif sur les rendements à court terme. Il stocke du carbone, mais moins que le biochar, et stimule davantage l'activité biologique des sols. À ce stade, l'analyse du cycle de vie (ACV) n'a pas encore été réalisée, ni de celle de la rentabilité économique (le coût est attendu moindre que celui du biochar) ou des effets agronomiques à long terme. Les résultats de l'ACV sont espérés d'ici la fin du projet de recherche, à l'automne. Alors que des filières importantes existent au Brésil ou en Chine, le biochar s'est très peu développé en Europe, et encore moins en France. Les freins sont réglementaires, mais aussi économiques. En grandes cultures, le biochar a souvent peu d'intérêt en Europe (voir notre enquête).
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