Sécheresse, hausse des coûts pour nourrir le bétail, acheter des engrais : la Coordination rurale (CR) a alerté le 7 septembre sur des baisses de cheptel bovin et des semis en grandes cultures. «Un nombre important de vaches ont été mises à la réforme», a souligné en conférence de presse Natacha Guillemet, responsable Elevage, pour qui une «décapitalisation» s’opère. En cause, une production fourragère déficiente et des factures qui explosent en aliments pour bovins, selon elle. Dans le lait, «les éleveurs perdent de l’argent» et en viande, des prix favorables incitent à vendre plus d’animaux. La conjoncture est aussi tendue en grandes cultures, juge la CR. D’après ses calculs, les producteurs de blé travaillent en dessous de leur coût de production, à 290 €/t contre un prix de vente à 281 €/t. «On subit une forte hausse des intrants», a expliqué Damien Brunelle, président de France Grandes cultures. Dans des régions, notamment en zones intermédiaires, certains se posent la question: «Faut-il emblaver, vu les prix» des engrais, a-t-il témoigné. La CR réclame des aides à la trésorerie pour supporter l’actuelle sécheresse, comprenant à la fois des allègements de charges sociales et taxes foncières et une année blanche en remboursement de prêts.
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