Selon l'ordre du jour de la chambre haute, officialisé mercredi 11 juin, le Sénat examinera en procédure accélérée le 3 juillet la proposition de loi permettant aux établissements déjà autorisés à ouvrir le dimanche de pouvoir le faire le 1er mai, visant notamment les fleuristes (et les boulangers), rapporte l’AFP le 12 juin. Le texte, soutenu par le gouvernement et porté par l’Union centriste (Annick Billon et Hervé Marseille), veut adapter « le droit aux réalités du terrain », en modifiant le Code du travail pour permettre aux salariés de travailler dans des établissements « dont le fonctionnement où l'ouverture est rendue nécessaire par les contraintes de la production, de l'activité ou les besoins du public ». Il fait écho à la polémique début mai autour des contrôles menés par l’administration chez les commerçants. La Fédération française des artisans fleuristes (FFAF) s’était élevée contre l’impossibilité de pouvoir ouvrir les établissements avec du personnel, même si celui-ci était volontaire et rémunéré double conformément à la convention collective de la profession. Elle dénonçait un climat « d’insécurité juridique croissant » pour les fleuristes, « alors que les vendeurs à la sauvette qui ne respectent pas la loi ne sont ni contrôlées, ni verbalisés ».
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