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Fleurs/pesticides : le ministère regrette «une lacune de la règlementation européenne»

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A la suite de la publication de l’étude du magazine UFC-Que Choisir concernant la présence de produits phytosanitaires sur des bouquets de fleurs coupées, le ministère de l’Agriculture regrette auprès de l’AFP «une lacune de la règlementation européenne» le 14 février. Il rappelle que «les fleurs produites dans l'UE sont nécessairement produites en respectant les conditions d'utilisation des pesticides», mais que sur les fleurs importées, «les contrôles effectués par le ministère portent sur la présence ou non d'organismes nuisibles réglementés». Le sujet aurait fait l’objet de discussion à plusieurs reprises au sein du comité permanent de la Commission européenne: «L'absence de législation européenne sur la présence de résidus sur des biens non destinés à l'alimentation constitue un facteur bloquant» car «le comité permanent ne peut que fixer des mesures d'exécution de la législation existante». Dans un communiqué de presse, l’interprofession horticole (Valhor) indique avoir adhéré en 2023 à FSI (Floriculture Sustainability Initiative), un consortium international promouvant des standards de production durables des végétaux. De son côté, l'association UFC Que Choisir réclame «une règlementation stricte sur les doses maximales de résidus de pesticides», «l'interdiction d'importer des fleurs traitées avec des pesticides interdits en Europe», et «une obligation d'étiquetage». Elle réclame aussi l’élargissement de l’étude de l’Anses aux risques encourus par les consommateurs.