Le gouvernement est favorable à une enveloppe minimale d'artificialisation équivalant à 1% de la surface urbanisée des communes rurales peu denses, soit quelque 20 000 ha, contre environ 36 000 souhaités par les sénateurs, a-t-on appris le 13 mars de source ministérielle. Une proposition de loi des sénateurs visant à faciliter le «zéro artificialisation nette» (Zan) sera discutée à partir du 14 mars. Le texte prévoit l'instauration d'une «garantie» pour chaque commune afin que la mise en œuvre du Zan «ne se traduise pas par une absence totale de droits à construire ou par un gel de son développement». Concrètement, chaque commune se verrait garantir une enveloppe de droits minimale «d'au moins 1 ha». Dans une autre PPL, les députés Renaissance prévoient eux une «garantie rurale» pour chaque commune rurale peu dense et dotée d'un document d'urbanisme à l'échelle intercommunale. Cette enveloppe équivaudrait à «1% de la surface urbanisée de la commune». «La proposition de loi du Sénat dit: (...) "1 ha pour toutes les communes", cela veut dire que ça emporte d'emblée 36 000 ha», a indiqué le 13 mars l'entourage du ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, la proposition des députés équivalant elle à environ 20 000 ha.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…