La vente d’une exploitation de plus de 2 000 ha dans la Vienne a fait vivement réagir des organisations agricoles et environnementales. Un communiqué commun, signé notamment de la Conf’ et FNE, dénonce le 6 décembre «un cas d’école des dérives auxquelles devra s’attaquer la loi d’orientation agricole». Les organisations critiquent le «blanc-seing» de la Safer et de l’État à cette vente portant sur 2 121 hectares de grandes cultures, soit «quatre fois le seuil d’agrandissement excessif». Et de critiquer les «failles» de la régulation du foncier, y compris dans la loi du 23 décembre 2021, dite Sempastous, sur le contrôle des cessions de parts de société. Interrogée par Agra Presse, la Safer répond que l’opération dans la Vienne concerne la reprise d’une structure existante par trois personnes qui s’installent. «On n’est pas là pour démanteler des outils», indique-t-on au sein de l'antenne départementale. Les organisations jugent au contraire qu’il aurait fallu refuser la vente d’un seul bloc. Mais la SCEA en question emploie dix salariés, utilise du matériel en Cuma, possède une unité de stockage de grains, souligne la Safer, attachée au «maintien de la viabilité» de l’exploitation.
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