Dans une lettre adressée, le 17 janvier, au ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, l’Association nationale des producteurs laitiers fermiers (ANPLF) fait part de ses inquiétudes après une consultation sur le projet de décret d’application de l’étiquetage des produits fermiers affinés hors de la ferme, relatif à la loi sur la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires de juin 2020. Ce décret vise à définir dans quel cadre un fromage affiné hors de la ferme peut bénéficier de l’appellation «fermier». L’ANPLF a émis plusieurs demandes auprès de la DGCCRF (Fraudes) «afin de limiter les dérives». D’abord, «que le nom et l’adresse du producteur soient mentionnés par écrit sur l’étiquette». Ensuite, «que des contrats écrits entre producteurs en blanc (fromages non affinés, ndlr) et affineurs assurent l’équilibre des négociations notamment par l’obligation de clause de non dépendance». Ces clauses établiraient que le producteur n’est pas contraint de livrer toute sa production à l’affineur. Enfin, l’association souligne que «d’autres critères seraient encore à discuter»: limites de volumes échangés, durée minimum d’affinage et distances entre producteurs et affineurs. Elle est favorable à des «compromis» pour les filières AOP et IGP dans lesquelles «les risques de dérives bien qu’existants sont moindres».
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