L’association des labels AOP et AB sur un fromage est pertinente vis-à-vis de la disposition à payer (DAP) des consommateurs, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue Économie rurale n°381 (juillet-septembre 2022). Les deux signes de qualité «reflètent des valeurs cohérentes et peu substituables», notent les auteurs qui ne relèvent pas «d’effet négatif lié au cumul d’information». L’apposition du label AB sur un fromage AOP est toujours positif et a des effets importants sur les prix que sont prêts à payer les consommateurs (entre +29% et +64%). Avec des disparités selon les fromages étudiés (comté, roquefort, camembert, bleus de vache) : plus la qualité perçue du fromage AOP est importante, plus l’effet du label AB sur le prix est faible. C’est le cas du comté et du roquefort, dont la réputation de fromages de qualité supérieure est bien installée chez les consommateurs. En revanche, AOP et AB peuvent avoir des effets complémentaires très importants lorsque l’AOP seule est «peu différenciante». Chez les bleus, par exemple. Sur le marché des camemberts, il apparaît que le principal facteur différenciant, plus que les labels, est le mode de production (lait pasteurisé, thermisé ou cru). L’effet de la notoriété des marques sur la DAP est également à prendre en compte, soulignent les auteurs.
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