La châtaigne des Cévennes a vu son appellation d’origine protégée (AOP) enregistrée par la Commission européenne le 16 janvier, annonce l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) dans un communiqué le même jour. Cette production «adaptée au climat méditerranéen» s’étend sur le Gard, la Lozère, l’Hérault et «quelques communes de départements périphériques», précise l’institut. Le cahier des charges prévoit «une trentaine de variétés et de cultivars locaux». Concernant les pratiques culturales, le débroussaillage chimique est interdit, et «seuls les engrais organiques sont autorisés». Les châtaignes sont «récoltées après la chute naturelle des fruits, soit directement au sol ou sur filet»; elles ne doivent pas recevoir d’insecticide post-récolte. L’AOP peut être apposée sur des fruits frais, secs ou en farine, qui partagent des «arômes intenses et persistants», selon l’Inao. La filière de la châtaigne des Cévennes regroupe «plus de 70 opérateurs» (arboriculteurs et transformateurs), pour une production d’environ 120 t en 2022 (sur une production nationale de 8860 t, d’après Chambres d’agriculture France). Les Cévennes sont la troisième région de production à obtenir l’AOP en castanéiculture, après l’Ardèche (premier bassin national) et la Corse (pour la farine).
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