Abonné

Gel: coup dur pour le pruneau d'Agen, fortes craintes dans le bordelais

- - 2 min

Le froid polaire qui a traversé la France depuis le 1er avril a persisté jusqu'au mardi 5 dans certaines régions du sud, dont le Tarn-et-Garonne où le Premier ministre s'est rendu auprès d'arboriculteurs redoutant des pertes «catastrophiques». La filière du pruneau d'Agen encaisse «un nouveau coup dur», avec des dégâts «généralisés sur toute l'aire de l'IGP (Indication géographique protégée)» qui «semblent comparables voire plus importants que l'an passé», selon un communiqué du Bureau national interprofessionnel du pruneau. «S'il est encore trop tôt pour évaluer finement les pertes, on estime que près de 70% de la récolte est d'ores et déjà compromise», estime la filière, rappelant qu'en 2021, la commercialisation avait pu se maintenir «en raison des stocks permettant de compenser en partie la perte de récolte». En 2022, «la rupture d'approvisionnement est quasi-certaine». Jean Castex et le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie se sont rendus dans le Tarn-et-Garonne auprès d'agriculteurs. Dans la vigne bordelaise, le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux Bernard Farges, «craint un impact du niveau de 2021», tout en estimant que «les vignes les moins avancées ont été épargnées». «Indéniablement, les productions qui ont le plus souffert sont (...) les fruits à noyaux", dans le sud, mais aussi localement dans le nord, a estimé Christiane Lambert, présidente de la FNSEA sur BFMTV, citant «les fameux pommiers de Normandie».