Plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles une majorité d'agriculteurs, ont manifesté le 24 janvier à Perpignan (Pyrénées-Orientales) contre de potentielles restrictions de leur accès à l'eau, a constaté un correspondant de l'AFP. Les manifestants contestent une décision du tribunal administratif de Montpellier du 29 novembre qui revoit à la baisse la possibilité de prélèvements d'eau dans le fleuve de la Têt, le plus long des Pyrénées-Orientales, notamment pour l'irrigation des cultures. Venus avec une cinquantaine de tracteurs, les manifestants (environ 1 000 selon les organisateurs, 500 selon la police) ont défilé derrière une banderole portant le slogan «Eau secours: la ruralité sacrifiée», jusqu'à la préfecture. «On sort sans de vraies réponses», a regretté Pierre Hylari, président du syndicat des Jeunes agriculteurs du département à l'issue de cette réunion. Le tribunal administratif, saisi par l'association FNE, a décidé de relever le seuil au-dessus duquel les prélèvements d'eau sont possibles dans la Têt. Alors qu'ils étaient auparavant possibles l'été lorsque le cours d'eau atteignait un débit de 600 litres par seconde, le seuil est passé à 1 500 l/s afin de préserver la biodiversité dans la rivière, a décidé le tribunal.
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