Réagissant au projet de Bruno Le Maire de supprimer progressivement la défiscalisation du gazole non routier (GNR) agricole à horizon 2030, la Coordination rurale s'affiche, dans un communiqué paru le 20 juin, frontalement opposée à cette perspective. «La France importe toujours plus son alimentation, on est aujourd'hui déficitaire ce qui est un comble pour ce pays qui a pu être une puissance agricole, mais en même temps le gouvernement veut contraindre fiscalement les producteurs», s'agace Véronique Le Floc'h, présidente du syndicat, qui craint de voir «s'aggraver la désagriculturation de la France». À l'inverse de la Coordination rurale, la FNSEA avait réagi le 19 juin en se disant «prête à relever les défis» de la décarbonation, mais «exige(ant) des compensations». Lors des Assises des finances publiques le 19 juin, Bruno Le Maire a annoncé vouloir « réduire les dépenses fiscales sur les carburants », visant notamment la suppression du tarif réduit sur le GNR agricole. Le ministre a promis une «bascule progressive d'ici 2030» et «des mesures de compensation». La défiscalisation du gazole non routier représente un soutien budgétaire annuel de 1,4 milliard d’euros, soit 3500 euros par exploitation.
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