Le gouvernement pourrait mettre en place des dérogations à certaines obligations en matière d’étiquetage des produits alimentaires, informait le ministère de l’Industrie lors d’un brief à la presse, le 31 mars. Elles s’appliqueraient aux industriels contraints de revoir leurs recettes en raison de difficultés d’approvisionnement liées à la guerre en Ukraine. «C’est un sujet sur lequel nous continuons de travailler avec les associations de consommateurs et les fédérations professionnelles», commente Bercy. Les discussions menées par la DGCCRF devraient aboutir la semaine prochaine. Conséquence de la désorganisation de l’approvisionnement: l’huile de tournesol —dont l’Ukraine est l’un des principaux fournisseurs— pourrait être remplacée par d’autres huiles ou du tournesol provenant d’une autre origine. Or, changer un emballage prend «plusieurs mois», affirme l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs recommande qu’un sticker soit apposé sur les emballages pour un affichage «immédiat». Le 1er avril, l’ONG Foodwatch a, elle, lancé une pétition demandant «la totale transparence» sur la composition des produits concernés. Interrogé par l’AFP, le délégué général de l’interprofession de la pomme de terre se veut rassurant sur les stocks: «À priori, nos industriels sont couverts en huile, au moins jusqu'à cet été.»
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