Dans une note publiée le 11 mars, l’Institut de l’élevage (Idele) analyse les conséquences possibles de la guerre en Ukraine sur les filières des ruminants et relève que les principaux risques commerciaux pour l’UE portent sur les exportations – dites «génétiques» – d’animaux vivants et de semences à des fins reproductives, mais aussi sur certains abats et le cuir. L’institut souligne toutefois que les perturbations directes sur les marchés resteront «modestes» comparées aux impacts «majeurs» des hausses du prix des grains, des engrais et de l’énergie pour les éleveurs. Entre 2018 et 2020, les pays européens ont exporté 20% de leurs volumes de bovins reproducteurs vers la Russie. Une tendance qui s’était déjà renversée avant le conflit: les flux vers la Russie ont été «nuls» sur les onze premiers mois de 2021 en raison de nouvelles exigences sanitaires. Les exportations d’abats frais et congelés vers l’Ukraine représentent, elles, 5% du volume total des expéditions de l’UE, soit 10 000 t. Les exportations de cuir vers Kiev se hissent aussi à 5% en valeur, soit 125 M€. «Hors animaux reproducteurs, les flux de bovins vivants vers la Russie comme vers l’Ukraine sont quasi nuls», remarquent les auteurs de la note. Idem pour les produits laitiers: l’Ukraine et la Russie ne représentent respectivement que 1,5% et 1,1% des exportations de l’UE.
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