Le centre technique horticole (Astredhor) a récemment mis en ligne les résultats de ses essais de matériaux de substitution à la tourbe menés entre 1998 et 2024. Les essais démontrent qu’une diminution partielle de la tourbe (jusqu’à 25 %) n’altère pas la qualité des végétaux. « En revanche, s’en affranchir totalement ou majoritairement est plus technique, car les propriétés physico-chimiques des substrats changent : rétention en eau et en éléments minéraux plus faibles et pH ayant tendance à augmenter, parfois jusqu’à 8, ce qui peut induire des blocages d’assimilation minérale », explique le centre technique. À ses yeux, trois alternatives s’imposent, mais présentent des freins. La fibre de coco est très stable et bien aérée, contenant aux espèces à enracinement délicat, mais son transport depuis l’Asie ou l’Afrique alourdit son bilan écologique. De plus, à l’automne, les fabricants de supports de culture ont connu de fortes difficultés d’approvisionnement dues aux moussons en Asie. Deuxième alternative : les écorces, qui peuvent être compostées, ce qui améliore leur stabilité structurelle et présente une bonne aération ; mais elles ont une faible capacité de rétention en eau. Enfin, la fibre de bois : si elle offre une excellente porosité et une bonne ré-humectation, dans son processus de décomposition, elle peut immobiliser l’azote et elle possède une faible inertie thermique.
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