«Vu la situation actuelle de contamination de la faune sauvage, y compris autochtone, il faudra probablement plusieurs années pour espérer éradiquer l’influenza aviaire», indique Gilles Salvat, de l’Anses, dans un dossier paru dans Agra Presse Hebdo le 18 novembre. La France comptait déjà 63 foyers en élevages au 17 novembre, quand le premier cas de l’an dernier avait été observé le 27 novembre, signe d’une endémisation en cours de la maladie. Lors de l’épisode 2021-2022, huit sérotypes du virus avaient été observés. Un neuvième est ensuite apparu, qui s’est «adapté aux laridés» (goélands, mouettes, sternes), dont certains ne sont pas migrateurs, a précisé M. Salvat lors d’une table ronde organisée par l’Afja (journalistes agricoles) le 12 septembre. «Aujourd’hui, on est dans un cercle tout sauf vertueux, affirme celui qui est directeur général délégué au pôle Recherche et référence de l’Anses. Plus il y a d’élevages contaminés, plus l’environnement est contaminé, plus la faune sauvage l’est… et plus elle contamine les oiseaux domestiques.» Sans possibilité de vacciner les oiseaux sauvages, le seul espoir de contrer cet «effet boule de neige» est de réduire le niveau de contamination des élevages. Ce qui pourrait permettre de «casser les cycles de contamination» et que «l’immunité s’installe chez les oiseaux sauvages».
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