Lors de son audition le 9 décembre par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée, Annie Genevard a estimé que l’ensemble de la filière avicole devrait logiquement participer au financement de la vaccination des canards contre l’influenza aviaire, au motif que la protection des palmipèdes bénéficie à l’ensemble des espèces. Elle a toutefois reconnu que cette question était « une affaire entre partenaires de filière ». La ministre répondait à la remarque du député du Gers David Taupiac (Liot) sur le fait que les poulets et poules pondeuses bénéficiaient de la protection due à la vaccination des canards, l’espèce de volailles la plus sensible au virus et la plus excrétrice. Au sujet de la réduction de la part du financement de l’État de 70 à 40 % du coût global de la vaccination pour 2025-2026, Annie Genevard a simplement déclaré : « L’État sera au rendez-vous à tous les niveaux, indemnisation des abattages, indemnisations économiques… », sans évoquer le coût de la vaccination pesant sur les éleveurs de canards gras et de chair. Cette charge est néanmoins répercutée en principe par les distributeurs, selon une information communiquée à Agra Presse en octobre par des acteurs du canard de chair.
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