La chambre d'agriculture du Lot-et-Garonne s'est prononcée à l'unanimité contre les mesures préconisées par l'État pour endiguer l'épizootie de grippe aviaire, désormais placée en risque "élevé" en France, a appris l'AFP le 29 novembre. Les élus des syndicats agricoles Coordination rurale, majoritaire dans ce département, FDSEA et Confédération paysanne ont voté une motion qui refuse le confinement des élevages de canards et de volailles ainsi que les abattages préventifs, contrairement aux mesures mises en place par l'État. «Les protocoles mis en oeuvre ne font pas leurs preuves puisque depuis plusieurs années, la circulation du virus n'a pas cessé de prendre de l'ampleur», indique la motion évoquée par le quotidien régional Sud Ouest. Selon le président de la Chambre d'agriculture Serge Bousquet-Cassagne, les éleveurs du département abattront les canards contaminés par le virus mais «libéreront devant la préfecture, dans les campagnes, un peu partout» les animaux sains qui resteraient dans les élevages concernés, "avant que l'administration ne les fasse brûler". Ainsi, quand les services de l'Etat arriveront dans un élevage, «il n'y aura déjà plus rien». «On attendra que 20% d'un poulailler soit mort avant d'abattre les autres volailles, comme le fait la Pologne», a ajouté le responsable agricole, qui espère que la fronde gagnera d'autres départements, pour «dire stop» et «sauver la filière».
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