Dans un communiqué du 4 août, la Confédération paysanne et le Modef critiquent les nouvelles indemnisations annoncées le 29 juillet en réponse à l’épisode 2021-2022 d’influenza aviaire, dénonçant «une double peine pour les éleveurs et éleveuses plein air en filière courte». Selon eux, le nouveau niveau d’indemnisation (dénommé I3) «exclut les éleveurs situés en zone indemne, en filières courte comme longue, qui n’ont pas pu remettre en place leur production faute d’approvisionnement» en jeunes oiseaux. Le dispositif I3 «crée une indemnisation supplémentaire à 50%» entre 150 et 270 jours après la fin des restrictions sanitaires; il vient compléter les dispositifs habituels I1 (mortalité et abattage des animaux) et I2 (prise en charge à 100 % jusqu’à 150 jours). La Conf’ et le Modef dénoncent deux autres «injustices»: d’abord, les indemnisations portées à 100% dans le cadre du plan Adour (lire ci-dessous), inaccessibles aux éleveurs hors de cette zone; et enfin l’absence d’aide prévue pour les éleveurs des «zones très à risques, comme la Chalosse» (dans les Landes), qui «ont fait le choix durant cette crise, en responsabilité, de décaler leur planning de production et de baisser leur densité».
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