Alors que l’épizootie d’influenza aviaire accélère dans les Pays de la Loire, «l’urgence pour nous est à un dépeuplement préventif des dindes et des canards autour des foyers», indique Yann Nédélec, le directeur d’Anvol (interprofession des volailles de chair), à Agra Presse le 1er décembre. Une politique de lutte qui devrait, selon lui, être menée «en valorisant les animaux valorisables», et en prenant des «mesures proportionnées» selon les espèces. L’interprofession demande notamment des «remises en place plus rapides» (pas d’allongement des vides sanitaires) pour les poulets, car seule «une poignée d’élevages» sont atteints sur la multitude que compte la zone touchée actuellement par la maladie. Anvol propose aussi des abattages autour de cette zone (Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée) pour établir un «pare-feu» et éviter la dissémination de la maladie. Une idée qui «ne fait pas encore consensus», constate M. Nédélec, car mal adaptée à «la physionomie de l’épizootie, avec des cas éparpillés». De son côté, dans un communiqué du 1er décembre, la Confédération paysanne plaide pour «un arrêt total, prolongé et indemnisé des mises en place et des transports de volailles dans les zones les plus sensibles». Une idée émise par le syndicalisme majoritaire dans les Pays de la Loire.
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