Une remontée d'oiseaux migrateurs malades, une introduction dans l'environnement favorisée par les tempêtes qui ont entrainé un déplacement des oiseaux du bord de mer vers l’intérieur des terres, puis une propagation accélérée dans une zone dense en élevages et industries avicoles. C'est le scénario «crédible» dessiné par l'Anses pour le début de l'épizootie d'influenza aviaire dans les Pays de la Loire, selon Gilles Salvat, directeur général délégué au pôle Recherches et références. À la faveur des tempêtes Eunice (18 février) et Franklin (21 février), «les laridés (mouettes et goélands, NDLR) ont pu fuir les côtes», indique-t-il dans un entretien à Agra Presse. Ces oiseaux auraient ensuite pu contaminer l'environnement, attirés par les labours ou les épandages. «Dimanche 27 février, dix cas simultanés ont été confirmés dans des élevages, dont cinq le long de la D137, qui dessert le "hub" des Essarts, où sont situés des usines d'aliment, des abattoirs, des couvoirs et des élevages», ajoute M. Salvat. La suite serait une propagation classique en tache d'huile autour des foyers (échanges de matériel, de personnel, transmission aéroportée). Les enquêtes épidémiologiques et les séquençages de virus ont aussi permis d'écarter deux hypothèses: celle d'une introduction à l'usine de méthanisation des Essarts et celle d'un virus provenant du Gers.
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