Selon l’Observatoire de l’agriculture urbaine 2025, 81 % des 4 549 lieux recensés dans plus de 1 200 communes françaises sont des jardins collectifs, espaces cultivés par des habitants où la production sert surtout à l’autoconsommation ou au don (surtout des fruits, légumes et fleurs). Des politiques publiques, telles que les PAT et les contrats locaux de santé, ont encouragé l’installation de jardins à partir de 2016. Le pic de création en 2021 (50) est lié à un budget de 17 M€ débloqué dans le cadre du plan de relance encourageant leur développement. Et la tendance est toujours là. « Il y a une file d’attente pour disposer d’une parcelle. La place autour des villes est très disputée. Trouver de l’espace est un sujet très concret », concède Jean Wohrer, président de la Fédération nationale des jardins collectifs à Agra Presse. Les jardins collectifs ne représentent qu’une part très faible de la consommation globale de fruits et légumes en France. Il n’existe pas de statistiques nationales, mais une étude de l’Insa Lyon en 2024 indiquait que la récolte des jardins partagés représente environ 10 kg de légumes par habitant et par an, ce qui reste très faible par rapport aux besoins nutritionnels recommandés (150 kg par adulte/an).
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