Le président de la Coopération agricole (LCA) Dominique Chargé a alerté, le 21 septembre en conférence de presse, sur la capacité des coopératives à investir et à poursuivre leur activité au regard de la baisse de disponibilité des matières premières, de la situation de leurs trésoreries – mises à mal par l’inflation – et des difficultés de main d’œuvre. «Il y a déjà des baisses de production et du chômage partiel, notamment dans les filières de légumes plein champ où la production a chuté», signale-t-il, citant l’exemple des haricots verts dont les rendements ont baissé «de moitié». Le représentant des coopérateurs insiste surtout sur la question de l’énergie. La hausse des coûts pourrait entraîner «des ralentissements de cadences» et des «arbitrages» dans les entreprises. Il demande «une révision rapide» des critères d’accès aux aides avec un «abaissement du taux de facture énergétique sur le chiffre d’affaires» de 3% à 1% et la suppression du critère d’Ebitda négatif. «Il faut agir par les deux bouts», considère Dominique Chargé. D’abord, en créant un bouclier énergétique «plus efficace» sur l’encadrement des prix de l’électricité. Ensuite, par la répercussion des hausses de factures sur les clients des coop’. «Avec derrière un chèque alimentaire pour les ménages modestes», complète-t-il.
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