La situation reste difficile sur les marchés du lait bio, contrairement à ce qui a pu transparaître dans un communiqué du Cniel faisant état d’un «équilibre» entre l’offre et la demande en grande distribution, rectifie l’interprofession laitière à l’issue d’une réunion de sa commission bio, le 25 octobre. Tous marchés confondus, «on reste à -12% sur les huit premiers mois de l’année et à -23% par rapport à 2019», explique le président de la commission bio du Cniel, Yves Sauvaget. L’interprofession espère une reprise de la consommation à mesure que l’inflation recule. «Il y a quelques petits signes positifs», notamment en restauration collective et en circuits courts. Actuellement, 40% du lait bio est déclassé. Comme l’ont déjà soulevé plusieurs acteurs des filières bio, l’enveloppe de 60 millions d’euros d’aides d’urgence «ne va pas suffire», poursuit Yves Sauvaget. «Si on cumule toutes les demandes, on arrive à 100 M€. Et les critères retenus ne sont pas favorables aux producteurs de lait», assure-t-il. Il demande «de nouveaux financements», alertant sur «l’accélération des cessations». «Pour la première fois, il y a plus de cessations en bio que dans le conventionnel», affirme-t-il.
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