Les marges des producteurs de lait de chèvre connaissent «une dégradation importante» malgré une hausse «significative» du prix du lait en 2022, signale la Fnec (FNSEA) dans un communiqué du 13 février. Le syndicat appelle de ses vœux une nouvelle revalorisation du prix du lait, «de nouveau indispensable pour permettre aux éleveurs en place de se maintenir». La marge a baissé de 20,3% au troisième trimestre 2022 par rapport au troisième trimestre 2021, indique le communiqué en s’appuyant sur l’indicateur Milc, publié par l’Institut de l’élevage. Sur cette période, la hausse du prix du lait payé aux producteurs (+11%/2021) n’a pas compensé la flambée des charges (+22%, indice Ipampa). La marge «se rapproche des niveaux dangereusement bas connus lors de la grave crise qu’a connue la filière caprine entre 2010 et 2013, ce que personne ne souhaite pour la filière», alerte la Fnec. Les producteurs appellent les acteurs de l’aval à la «responsabilité, comme ils l’ont fait jusqu’à présent». Ils sont principalement affectés par la hausse des prix de l’aliment acheté (+29%/2021) qui représente 60% des coûts de production pris en compte dans le calcul de l’Ipampa.
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