La question du renouvellement des générations était au centre des débats de l’assemblée générale de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) qui s’est tenue le 22 mars. «Renouveler les générations, c’est aussi garantir à nos consommateurs une souveraineté alimentaire et la sauvegarde d’un patrimoine gastronomique», a déclaré son président Thierry Roquefeuil. Il faut préparer sa succession «dès 50 ans», a insisté Yohann Barbe, président de l’Union des producteurs de lait des Vosges (UPLV) et administrateur à la FNPL. Il appelle à «remettre au goût du jour» le système des Gaec. «Le modèle père-fils a fait son temps. Il faut parler transmission, installation des jeunes, recrutement des salariés, développe-t-il. On peut imaginer que pendant une période de cinq après l’entrée d’un jeune dans un Gaec, il puisse ressortir sans pénalités financières.» Il invite également les exploitants à se former aux ressources humaines et à être «plus tolérants» avec leurs salariés. Reprenant le concept développé par une philosophe invitée à l’AG, Gabrielle Halpern, il souligne également la piste de l’«hybridation» des exploitations. Autrement dit, le développement d’autres activités, en lien avec la production laitière, pour être «moins dépendants du prix du lait» et attirer les jeunes générations.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
La pomme française, à la peine sur tous les fronts
Longtemps premier fruit consommé en France, la pomme perd du terrain sur tous les fronts. Entre 2010 et 2025, les…
Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé et les éleveurs soulagés
La vague d’influenza aviaire semble passée et le niveau de risque a été abaissé à « modéré ». Place aux ultimes…
Porc : Cirhyo prend ses marques au Marché de Plérin
Depuis son communiqué du 16 avril annonçant la présentation d’un premier lot de Cirhyo au Marché du porc…