Dans un communiqué du 21 mars, les Jeunes Agriculteurs (JA) et la FRSEA de Nouvelle-Aquitaine exigent l’application «stricte et immédiate» d’Egalim «dans sa globalité». Les syndicats demandent que le prix du lait soit «défini par une formule qui tient compte des indicateurs de prix de revient», tout en appelant les coopératives à mettre «en conformité» les règlements intérieurs et statuts avec la loi. «Il est désormais temps que la construction des prix reprenne sa marche en avant, à partir des coûts de production des éleveurs, et que l’ensemble des acteurs de la filière jouent le jeu», déclarent les syndicats. Ils évaluent les niveaux de prix nécessaires à 42 ct€/l pour le lait conventionnel et à 55 ct€/l pour le lait bio. En janvier, avant même la guerre en Ukraine, l’indice Ipampa (coûts de production) avait augmenté de 13,3% en un an. Mais le prix du lait ne suit pas: «Le prix du lait en Europe a augmenté en moyenne de 16,7% sur 2021, allant même jusqu’à +29,3% en Irlande ou +24,2% aux Pays-Bas, quand en France nous tirons la moyenne européenne vers le bas avec un timide +7,8%». Les JA et la FRSEA notent «pourtant» que «les indicateurs de marché sont au vert», citant le prix du lait allemand (+7 ct€/l en 2021 contre 3 ct€/l en France), la valorisation beurre/poudre (+16 ct€/l en 2021) et le prix de revient.
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