Les éleveurs de chèvres de la Fnec (FNSEA) a déploré le 25 novembre un prix du lait de chèvre payé aux éleveurs qui reste trop faible et demande aux transformateurs et distributeurs une augmentation du prix du lait. « La matière première agricole (MPA) n’a pas connu de hausse ces dernières années et cela s’est répercuté sur le prix de base du lait de chèvre qui stagne depuis 2023 », peut-on lire. Deux années difficiles se sont succédé. « En 2023, alors que la production stagnait, le coût de production augmentait de 50 €/1000L. Quant à 2024, la collecte a baissé « de plus de 14 millions de litres. » Et « en 2025, les coûts de production se maintiennent à un niveau élevé, ils ne diminuent pas ! » Un même constat est dressé par la section caprine de la Coordination rurale : « aucun signal de revalorisation du prix du lait n’a été donné par les industriels, car l’indicateur Ipampa ne reflète pas la réalité économique des élevages est en baisse ! » Selon le syndicat, l’indice « censé refléter les coûts de production, n’intègre pas deux postes essentiels : la main-d’œuvre et le fermage. » Il demande donc que « les discussions interprofessionnelles intègrent enfin l’ensemble des charges réelles supportées par les éleveurs. »
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